ARS NOMADIS

Art, espace public, citoyenneté

LES CHANTS DU BLOSNE

UN PROJET AU LONG COURS POUR RÉVÉLER LA DIVERSITÉ INVISIBLE


En partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes, l’association Ars Nomadis mène le projet triennal Les Chants du Blosne, qui entend révéler le patrimoine immatériel et la diversité culturelle d’un quartier prioritaire en créant un parcours sonore pérenne composé de portraits d’habitants.

Le quartier du Blosne à Rennes, classé comme l’un des 100 quartiers prioritaires d’intérêt national, souffre d’une dégradation du vivre ensemble et d’une image stigmatisée. Dans le cadre d’un programme de réaménagement urbain, Ars Nomadis a proposé à la Ville de Rennes de valoriser l’histoire du quartier, ses différentes phases d’aménagement et de peuplement au travers du patrimoine musical de ses habitants.

Durant 3 ans, plus d’une centaine de témoignages d’habitants du Blosne sont récoltés par Laure Chatrefou, artiste et réalisatrice de documentaires. Habitants du quartier et plus de 350 enfants et jeunes musiciens du Conservatoire participent à la création musicale des portraits, sous la direction d’un compositeur : Jonathan Pontier en 2016-2017 et Alexandre Rubin en 2017-2018. Mêlant témoignages et création musicale, ces portraits ont pour but de constituer une mosaïque à l’image de ce quartier-monde.

Ponctué de 5 week-ends de fête pour rassembler artistes et habitants, le projet aboutira en mars 2019 à l’aménagement d’un parcours sonore pérenne avec une vingtaine de bornes disséminées dans les espaces verts du quartier.

 

                                                                                                                               

« Les Chants du Blosne incarnent un très beau projet d’action culturelle qui entend débusquer la beauté et la créativité là où on les attend souvent le moins. En outre, il propose sans idéologie ostentatoire de prendre en compte l’ensemble complexe de ce qui fonde un territoire habité afin de faire coïncider son histoire passée, présente et à venir.
Loin d’être un énième projet complaisant de création artistique éphémère en territoire défavorisé, le projet d’Ars Nomadis entend s’inscrire de façon pérenne dans un quartier bouillonnant qu’il aura questionné et travaillé. »

Extrait de l’article : « Les chants du Blosne, un champ vivant de mémoires », Unidivers, Thierry Jolif, 21 mars 2017